…“Il me parait crucial aujourd’hui dans notre pays  qu’un patient où qu’il soit puisse avoir accès à un médecin.”

Pouvez vous vous présenter en quelques mots s’il vous plait?

Je suis arrivé à la médecine générale par des chemins détournés,  car j’ai fait un cursus en biochimie et génétique, puis enseignant chercheur à la faculté de médecine de Toulouse où j’ai rempli cette fonction durant 17 ans en hôpital universitaire en alternant recherche à la faculté et exercice de la médecine hospitalière de laboratoire.

Diplômé de médecine exotique et de voyages j’ai fait 6 ans de vacation au service des maladies exotiques. Je suis ensuite passé de chef de clinique à médecin généraliste installé en libéral dans le centre de Toulouse pendant 22 ans.

Depuis combien de temps assurez vous ces permanences de régulation ?

C’est également par une voie singulière que j’ai intégré la permanence des soins, ayant opté pour un arrêt d’activité via le MICA (mécanisme d’incitation à la cessation d’activité) j’ai été contacté un an et demi plus tard par la CARMF qui m’a informé que j’avais la possibilité de participer à la permanence des soins PDSA, j’ai intégré la permanence des soins à partir de ce moment.

Pouvez vous nous en dire davantage sur votre expérience de la permanence des soins?

La régulation me permet de vieillir en restant jeune

Pendant 22 ans mon téléphone a toujours été ouvert aux patients, cela fait à mes yeux pleinement partie du rôle du médecin, certains appelleraient cela la vocation, j’y vois plutôt une certaine façon de concevoir le métier et de venir en aide à la population.

A titre personnel, être de garde à la permanence des soins c’est pouvoir utiliser ses acquis et partager son expérience.

Il faut ajouter qu’en régulation il y a près de 75% de conseils ce qui fait des économies substantielles pour la Sécurité Sociale et la société.